CONFÉRENCES

MARIA CALLAS,
16 SEPTEMBRE 1977 - 16 SEPTEMBRE 2017

Elle fut l’artiste la plus adulée en son temps mais aussi la plus farouchement critiquée. Elle reste à jamais la « Divine », tragédienne charismatique qui marqua de son empreinte les rôles bouleversants de Norma, Traviata ou Tosca. Elle n’interprétait pas – en perpétuelle quête de vérité – elle incarnait de toutes les fibres de son être chacun de ces personnages en scène. Perfectionniste jusqu’à l’extrême, musicienne à l’instinct inouï autant qu’actrice accomplie, elle ne transigeait jamais avec la médiocrité. Il faut dire qu’elle avait été à bonne école avec Elvira de Hidalgo, Tullio Serafin et Luchino Visconti !

40 ans jour pour jour après sa disparition, nous rendrons hommage à Maria Callas, partie tutoyer les anges beaucoup trop tôt. En ces Journées européennes du patrimoine, une conférence et une retransmission vous seront offertes pour approcher une artiste hors-norme et tenter de percer ses mystères.

 

 

Maria Callas

CONFÉRENCE
MARIA CALLAS, DIVA ASSOLUTA

Par Pierre Thirion-Vallet

Sa révolution, nous la vivons encore aujourd’hui et 40 ans après sa disparition, ses enregistrements et interprétations sur scène font toujours référence. Nous ne pouvions ignorer cette date anniversaire qui nous permettra de nous retourner sur la légende Callas et de rendre un juste hommage à celle qui nous a tant donné. Farouchement indépendante, artistiquement sans concession, Callas fit revivre ce Bel Canto qu’on croyait perdu, sacrifiant sa personne à son art en s’imposant souffrance et discipline.
Ce qui captiva médias et public à l’époque – au-delà de la perfection retrouvée de la phrase musicale et du geste théâtral – fut bien sa mutation physique incroyable. Du vilain petit canard qu’elle était dans sa jeunesse, elle sut se transformer en un cygne radieux à l’instrument d’une beauté et d’une expression achevées. Malheureusement, le conte de fée se termina plus tôt qu’espéré… mais cette fin prématurée fut le début d’une légende due à la puissance d’un art à la séduction intemporelle. Une conférence illustrée de précieux documents pour évoquer son histoire et esquisser les contours de son influence dont l’importance est incommensurable.

RETRANSMISSION

CONCERT Hambourg, 15 mai 1959
document Warner Classics
Macbeth - Verdi (Nel dì della vittoria io le incontrai… Vieni, t’affretta)
Il Barbiere di Siviglia - Rossini (Una voce poco fa)
Don Carlo - Verdi (Tu che le vanità)
Il Pirata - Bellini (Oh ! s’io potessi dissipar le nubi)

INTERVIEW
L’invitée du dimanche
document Warner Classics
Paris, 20 avril 1969 (extraits)

Nos plus vifs remerciements à Warner Classics pour leur aimable autorisation de diffusion.

OPÉRA-THÉÂTRE FOYER
SAMEDI 16 SEPTEMBRE 2017 - 20 H

1 h 40 - Gratuit - Réservation obligatoire

 
 

VIENNE, 1900
PAR AMAURY DU CLOSEL

« A peine trouverait-on une ville en Europe où l’aspiration à la culture se fît plus passionnée qu’à Vienne. Comme la monarchie autrichienne avait depuis des siècles abdiqué ses ambitions politiques et n’avait remporté aucun succès éclatant sur les champs de batailles, l’orgueil patriotique avait tourné en volonté impérieuse de conquérir la suprématie artistique… La capitale avait gardé intacte son ancienne splendeur, elle était l’asile de la cour, la conservatrice d’une tradition millénaire… d’ici avait resplendi sur le monde l’immortelle pléiade des musiciens : Gluck, Haydn et Mozart, Beethoven, Schubert, Brahms et Johann Strauss, ici ont conflué tous les courants de la culture européenne ; à la cour, dans l’aristocratie, dans le peuple, les sangs allemand, slave, hongrois, espagnol, italien, français, flamand s’étaient mêlés, et ce fut le génie propre de cette ville de la musique que de fondre harmonieusement tous ces contrastes en quelque chose de nouveau et de particulier, l’esprit autrichien, l’esprit viennois. »
Stefan Zweig, Le monde d’hier.

On peut dire qu’au tournant du siècle, avant le grand bouleversement que fut la première Guerre mondiale, se situe l’apogée de la culture viennoise, époque d’avancées majeures dans le domaine scientifique, mais également celui des arts et de la littérature. Amaury du Closel évoquera ces années cruciales avant de diriger pour vous un émouvant Concert « Vienne, fin de siècle ».

Dans le cadre de la journée dédiée à Vienne, conférence suivie d’un Récital et d’un Concert

OPÉRA-THÉÂTRE FOYER
SAMEDI 3 MARS 2018 · 16 H

1 h - Gratuit - Réservation obligatoire

Wien Opera House